dimanche, septembre 02, 2018

Fin du défi 42.... vive le Défi 43!

Le Toursn'man bouclé en moins de 11H.
Place au Toursn' man en VTT
C'est toujours là!
http://defi42.blogspot.com/

Et là :
https://www.facebook.com/pg/defi42ans/posts/

mardi, mai 29, 2018

Brevet cyclotouriste Laval – Cancale – Laval 2018, 261kms de balade !



Le plus désagréable dans cette journée aura sans doute été le réveil… Debout 4H25 après une semaine bien chargée, et des nuits perturbées par une rhino persistante chez le petit dernier. Mis de côté la première pensée « mais qu’est ce qui me prend de faire des trucs à la c… comme ça », j’envisage avec plus de plaisir la journée : beau temps annoncé (restera à espérer qu’on zigzagera entre les orages), parcours à priori sympa, restaurant réservé, et pauses boulangeries planifiées. Pour le reste, on a pas mal de choses à se raconter avec Jérôme. Lui me fera bénéficier de ses conseils pour l’ultramarin qu’il a déjà couru, et pour ma part je partagerai mon expérience de l’IM pour son premier à Tours.
Petit rappel du contexte. Dans le cadre de la prépa Tours/Ultramarin, j’avais planifié :
- M de Villiers enchainé avec une sortie vélo 3H allure « IM cool » dans l’optique de l’IM.
- Longue sortie vélo mode balade dans l’optique de l’ultramarin pour que mon corps et mon cerveau « apprennent » la « normalité » d’une longue journée de sport (théorie du gouverneur central de Tim Noakes).
La fin de semaine a été plutôt light avec 40’ de HT séance PMA le vendredi pour seule séance d’intensité, et 40’ de cap le jeudi allure souple avec 6 lignes droites. Un peu de natation (35 et 37’) le midi.
Nous voilà donc une petite 20aine à 6H du matin dans le centre de Laval, à notre arrivée la moyenne d’âge des participants a baissé d’une grosse dizaine d’année. L’ambiance est bonne enfant : un café, un morceau de 4/4, une photocopie de carte routière avec un trait aller/retour en gras, un petit road book avec quelques noms de villages et routes et en route.
Le temps est couvert mais doux, jérôme et moi prenons la route 15’ après tout le monde, avec nos vélos aéros dont les reposes bras ne nous serviront pas beaucoup aujourd’hui.
Très peu de voiture, peu de vent, un peu de « jardinage » aux intersections le temps d’apprendre à lire la carte et tenter de faire correspondre des numéros de route et noms de village différents entre le road book et les panneaux. Mais cela nous fait rire et nous apprendra à mieux préparer le parcours.
La moyenne de sénateur nous permet d’arriver au 70ème km et faire pointer notre carte de « brevet », manger quelques madeleine, du jus d’orange, recharger les bidons et échanger quelques mots avec le 2ème groupe arrivé avant nous.
C’est reparti. Je prends la stratégie de m’alimenter relativement peu. Nous passons le groupe 2 et on s’amuse pendant 45kms en se relayant sur l’aéro une fois une route un peu plus large et monotone rejointe. Puis le parcours longe la baie du mont st michel sur une 10aine de kms (dans la brume), vent légèrement de face, et emprunte quelques côtes pour ensuite redescendre sous le soleil à Cancale.
127,8kms parcourus en 5H20 pauses comprises. Place à une moule-frite délicieuse en bord de mer, sous le soleil, un café, le reste de gatosport, la recharge des bidons et en route pour le retour ! Nos compagnons de route sont presque tous repartis, et nous ne les reverrons pas… Certains avaient déjà roulés 200kms lundi, d’autres préparent un brevet 400kms ou 600kms pour juin. Pas de facebook ni de blog pour vanter les exploits… simplement le plaisir de se faire plaisir et s’entretenir en réalisant des choses que beaucoup de plus jeunes ne seraient pas capables de réaliser. Ils vont plus doucement que nous mais…. Beaucoup plus longtemps !
Les jambes vont bien, pas de douleurs particulières mis à part la nuque qui n’a pas l’habitude de balades aussi longues, mais rien d’embêtant. Jusqu’à Dol route monotone, puis bucolique, y compris un passage à pied dans une zone de chantier (un terrain miné plutôt !!!). Le soleil chauffe, mon compère a réduit un peu la vitesse, on papotte.
Retour sur la D754 au niveau d’un borne kilométrique n°47… comprendre qu’il y a 47kms jusqu’à Vitré… La route est faite de lonnnnggguuueesss lignes droites en montées /descentes permanentes. Une pause boulangerie à Sens de Bretagne nous permet de faire tamponner notre précieux carnet, un ravitaillement salé/sucré bienvenu et détendre un peu les articulations. C’est reparti pour une traite de 35kms jusqu’à Vitré. Jérome reste au chaud derrière moi et je me cale sur son rythme. Nous progressons lentement mais sûrement dirait le sage. Le temps reste beau, le château de Vitré est contourné et nous nous offrons une pause place de la gare en terrasse d’une nouvelle boulangerie le temps de laisser passer un nuage d’orage. 30’ plus tard, après avoir appelé le GPS au secours pour trouver la bonne direction, nous repartons pour les 40 derniers kms. Sortie de Vitré, la route récemment arrosée par une pluie d’orage nous renvoie une fraicheur appréciable. Les kms se font de plus en plus léger à mesure que l’objectif approche. Nous empruntons une partie du parcours du marathon qui se déroulera le lendemain et c’est bientôt l’arrivée.
133,2kms pour le retour en 6H20 pauses comprises.
Un sandwich au paté plus tard et notre précieux carnet tamponné à nouveau, chargement des vélos dans le coffre et retour Maison sous…. De terribles orages ! C’est ce qui s’appelle un bon timing.
Pour l’anecdote, dimanche séance natation et petite cap souple. Mis à part un releveur du pied droit qui est un peu douloureux, RAS.
Le lundi… grosse fatigue, après une nuit un peu écourtée et un bon rhume cadeau du petit. Donc programme allégé pour la semaine !

dimanche, mai 27, 2018

Vendome 2018 : un "M" pour Nouveauté



Petit rappel du pourquoi le M et pas le L. Ne sachant pas au moment de l’inscription quel serait la qualité et la quantité de ma préparation, un L à 3 semaines d’un IM me semblait un peu risqué pour optimiser la fin de préparation. J’avais donc décidé lors de l’inscription de partir sur le M en me programmant le lendemain, jour de mon anniversaire, un petit parcours par des chemins que j’apprécie du côté de Lavardin, Montoire, Troo.
Au final la préparation a pu être de qualité, et le L aurait pu être possible. Mais puisque c’était mon premier M après 13 ans de triathlon, autant en profiter !
Dans la semaine précédant la course tout a failli pourtant changer. Le relais vélo de l’équipe de ma femme étant out, il fallait chercher un(e) remplaçant(e). Le jeudi il était encore envisagé que je sois DNS au M et fasse le vélo du L, avec une inscription sur le S le samedi pour faire un peu de rythme. Au final, grâce à l’aide de Franck, le coach du club, un « jeune » s’est proposé et je pouvais me recentrer sur ce premier M, en compagnie de Seb et Alban, tous les 2 également en préparation du Chtriman.
Jour de la course, pas de stress particulier, j’encourage les amis qui sont sur le L et partent avant nous, je les suis à la sortie de l’eau, tout est ok pour eux. Le temps est beau et il fait déjà chaud, le vent monte progressivement. Dépose du vélo, la flemme de mettre les chaussures sur les cales, enfilage de la toute nouvelle combi qui me convient parfaitement, et direction la plage de départ. On se souhaite bonne course, je fais trempette, et reste en première ligne. Nous ne sommes que 250 et la plage est assez large. De plus l’ambiance n’est pas « coupe du monde » et les triathlètes plutôt cool, j’aime.
Départ, je prends un rythme en amplitude et soutenu juste ce qu’il faut, les sensations sont bonnes, la combi me va comme un gant, je ne sens pas les bras en « tension ». Ca ne bastonne pas, je nage droit, tout va bien. Juste avant la fin de la première ligne droite (environ 400m) je vois un bonnet jaune à quelques encablures, ce doit être Alban, il n’est pas trop loin et ne zig zag plus à présent J. Je ne nage donc pas trop mal. Fin de la première boucle, coucou aux supporters et à la famille, je replonge toujours sur le même rythme. Je suis devant le « peloton » et il y a un gros écart avec le groupe devant moi (et le bonnet jaune d’alban). Je sors en 26’ tout rond à ma montre, ce qui correspond à la 24eme place d’après les mots de ma chère et tendre le long des barrières, et ce qui ne correspond pas à mon classement « normal » sur 250 puisqu’il y a 1’ avec le 23eme, ce qui laisse de la place pour un paquet de triathlètes avec une densité plus importante (du costaud sur le S la veille, et du costaud sur le L).
Transition où je prends mon temps, enfilage de pédales prudents à la sortie du parc et c’est parti pour 46kms et des poussières. Les sensations sont bonnes, je pousse et tire sur les pédales, m’hydrate tout de suite. Le vent souffle et je remonte progressivement en comptant les places gagnées. Je finis par remarquer que j’ai du mal à trouver le bon rythme. Je suis sur une allure « L » sur le plat, et je mets plus de watts dans les faux plats et cotes. Le rythme du M ne m’est pas connu et je n’ai pas l’expérience pour le gérer au mieux. Ca avance tout de même pas mal, malgré le vent plus fort cette année, on échange quelques mots avec les triathlètes que je passe. L’ambiance est vraiment sympa. Mention spéciale au Gars d’Orsay que je passe vers le 38ème et avec qui l’histoire va continuer jusqu’à l’arrivée.
Je reviens sur un petit « groupe » à quelques kms de l’arrivée et on pose le vélo ensemble de la 10eme à la 15eme place. 8ème chrono vélo, un peu plus de 35,5 de moyenne. Durant les premiers mètres de la transition j’ai le fessier gauche qui est douloureux mais la douleur passe une fois le vélo posé et les chaussures enfilées. Olivier Bachet l’animateur demande pourquoi 9 enfants m’ont encouragé en criant « papa », ce qui me fait bien marrer.
Bien entendu je me fait déposer à la sortie du parc J. Mais les sensations ne sont pas mauvaises et je pars « rapide mais raisonnable ». Les kms passent et l’écart avec 2 des bips-bips qui m’ont passé se stabilise sans pouvoir présager d’une éventuelle possibilité de « revenir ». Je me fais reprendre par mon gars d’orsay entre le 4ème et le 5ème km, on échange quelques mots puis il prend le large. Je me fais passer à nouveau juste après la descente puis une nouvelle fois 1km plus loin. Cela dit j’en vois 3 devant qui ne me prenne aucun mètre et j’arrive à maintenir mon rythme sous la fraicheur du chemin abrité par les arbres, en bord du Loir.
Je finis par en reprendre 1 en sortie du village de Rochambeau. Puis j’aperçois 2 au loin sur lesquels j’ai l’impression de grapiller les mètres. J’aime cette sensation d’avoir réussi à maitriser ma course pour donner le meilleur de mes capacités du « jour », que ce soit pour finir en fond de classement ou dans le premier quart. Je trouve que si c’était possible, le vrai classement devrait être là.
Et je ne dis pas cela parce que je suis incapable d’aller chercher la tête de course J. Simplement que l’aboutissement de la pratique d’un sport me semble être la connaissance de soi et la capacité à tirer le « meilleur » de soi malgré les conditions physiques/psychologiques/extérieurs qui sont toujours différentes.
Bref, je grapille. J’en passe un qui me semble « dans le dur »  à 1km de l’arrivée, puis je remonte sur mon gars d’Orsay. Une fois à une 20aine de mètres derrière lui, à moins de 500m de la ligne, je lui crie de ne rien lâcher, que je ne vais pas le rattraper si prêt de l’arrivée ! J’arrive à sa hauteur à 300m de l’arrivée. Il m’encourage à passer devant avec sympathie en me disant « bravo, bonne gestion de course ». Je finis « vite » (avec toute la relativité que cela signifie J) et franchis la ligne en 14ème position encouragé par mes enfants et les amis. J’attends mon gars d’orsay que je remercie chaleureusement de m’avoir « tiré » ainsi sur la dernière moitié de la cap. Je retrouve Seb qui sirote tranquillement un coca au buffet d’arrivée.
La journée se poursuit, les amis et collègues de club arrivent les uns après les autres. Pas de blessé, de belles perfs, un premier Half pour mon ami Alain, quelques coups de soleil, et un petit coup de chaud pour madame dans son relais.
Je suis prévenu par une amie qu’on m’appelle sur le podium « vétéran », ce qui est sympa même si la performance est à relativiser. Cela fera une coupe pour mon « petit » et une bonne bouteille pour les amis.

Epilogue : comme prévu le lendemain, mon auto cadeau d’anniversaire avec la balade prévue de longue date, sous le soleil. Un régal. Pas de fatigue, position aéro, allure « IM ».

samedi, octobre 21, 2017

DEFI42 : c'est lancé

Si vous voulez me suivre dans mon défi 2018, c'est que ca se passe : http://defi42.blogspot.fr/
La page facebook : https://www.facebook.com/defi42ans/


dimanche, septembre 17, 2017

2018 : l'année du défi 42.....ans

L'inscription pour le Toursn'man 2018 est validée et ce sera l'occasion de tenter un truc qui s'est construit doucement après l'experience tremblant!
Donc pour 2018 on part sur un site Facebook pour suivre une expérience....
La suite à venir!

samedi, septembre 02, 2017

Finir un IM honorablement avec moins de 5H par semaine sur 6 mois, c'est possible!



ANALYSE PREPARATION IM Tremblant 2017
CHALLENGE « Homme actif veut faire un IM »

Natation :
Total 1er Janvier au 19 Août : 16H55 pour 34 séances (y compris les petites séances de 15/20’ au hasard des lacs/week end à la mer et strechcordz dans le garage).
Janvier à Avril : de 1H15 à 1H50, Mai 5H30, Juillet 3H et 2H en aôut avant l’IM. Un arrêt du 21 Mai au 2 Juillet en raison de ma chute à Villiers donc pas idéalement placé dans la prépa.
Le contenu des séances a été simple : nage continue allure IM entre 30 et 50’.

Vélo :
TOTAL de 72H30 pour 73 séances de HT/Vélo.
4H à 6H30 de janvier à Mars, 12H en Avril et Mai, 7H en juin, 18H en juillet et 8H sur les 19 premiers jours d’août. Un arrêt du 21 Mai au 11 juin en raison de ma chute toujours.
Pas beaucoup d’intensité, juste un peu de travail allure Half et CD par séries conséquence d’un corps un peu fatigué par des contraintes pro cette année.
Pour les séances qualifiées de « longue » je compte depuis mi mars : 1 séance de 5H le 8 août, une séance de 3H25 le 9 juillet, 1 de 3H04 le 21 Mai lors du half de Vendôme, 1 séance de 2H30, 6 séances de 2H, 2 séances de 1H40.

CAP :
TOTAL de 53H37 pour 53 séances.
Plusieurs blessures avec arrêt du 18 février au 4 Mars suite entorse, du 2 au 8 Avril suite 1 mollet douloureux après le marathon de cheverny, 1 seule séance cap du 26 avril au 20 mai suite mollets toujours sensibles. 21 Mai au 4 juin suite chute villiers, puis du 8 au 16 cause entorse juste après la reprise…
Peu d’intensité aussi mais des séances clés qui m’ont servi de sortie longue : trail de cloyes (25kms) le 12 Mars, marathon de cheverny allure cool (3H57) le 2 avril (qui s’est avéré une mauvaise idée pour mes mollets), séance longue entre amis en week end le 6 Mai, Villiers le 21 Mai, 4H02 le 24 juin sur la trace des loups en accompagnant ma douce mode coool, 1H56 le 30 juillet allure IM.
Au final pas grand-chose et préparation assez perturbée avec un petit surpoids en pénalité supplémentaire…

GLOBAL : 131H pour 160 séances
En moyenne (qui ne veut rien dire) sur 6 mois hors semaines d’arrêt pour blessure:
4H57 par semaine. 1,26 séances de natation – 2,35 de vélo et 2 de cap.

Par mois avec entre parenthèses la durée par semaine moyenne :
Janvier 12H46 (2H53) / Février 9H39 (2H25) / Mars 15H58 (3H36) / Avril 22H28 (5H14) / Mai 21H40 sur 21 jours (7H13) / Juin 14H21 (1 semaine à 7H et le reste à 2H) / Juillet 31H17 (7H04) /  Août jours  14H36 (3H20). 

On peut donc résumer cela à :
-          Janvier/Février/Mars à 3H par semaine.
-          Avril 5H semaine.
-          Mai 7H semaine jusqu’à Villiers.
-          Coupure forcée en juin avec 2H/semaine hormis le trail cool de 33kms fin juin.
-          Juillet 7H semaine
-          Août à 3H/semaine (vacances obligent) hormis la séance de 5H vélo du 8 Août.
Difficile d’évaluer l’impact sur le chrono final des pépins physiques, de la coupure de juin et du mois d’août très light, mais au moins le challenge de faire un IM avec un chrono « raisonnable » avec une prépa light et avec peu d’intensité est réussi !
L’ironman n’est pas une start ni un surhomme !

Le seul problème de la prépa a été le bilan pondéral consécutif à un gros manque d’hygiène de vie en lien avec un contexte pro pas évident durant la prépa… J’étais à 168.2lbs à la pesée officielle pour 1m75….

IM Tremblant 2017, c’est possible !



Me voilà donc au départ de ce 10ème IM. La dernière nuit dans le Dodge Gran Caravan avec Jeff a été bonne, bercée par quelques averses mais ils  annoncent grand beau temps aujourd’hui… ce qui signifie avec la fiabilité des prévisions météo quebecoises de -10 à 50 degrés et des averses de neige au grand soleil sans nuages… Au final le matin le temps a l’air beau.
Le F16 passe au dessus de nous. Nous sommes tous les trois ensemble Jeff, Joel et moi au départ en rolling start, Maeva nous supporte (dans tous les sens du terme) quelque part dans le public. C’est le pied !

NATATION :
Top départ, Jeff fait un gros plat sur le dos, je plonge dans l’eau du lac en combi sans manche. Après avoir annoncé une eau à 21°C toute la semaine il s’avère qu’elle est à 19°… Juste suffisant. De toute façon mis je n’ai pas le choix. J’ai tellement peu d’entrainement que je ne supporterais pas une combi avec manches sur 3800m !
Le parcours constitue en un aller/retour, je nage à mon rythme, décalé sur le côté gauche, pas trop doucement pour ne pas attraper froid, pas trop vite pour arriver au bout. Après 8 bouées passées, je me demande où est le bout de cette ligne droite… ça a l’air encore loin devant… je compte le nombre de coups de bras entre 2 bouées pour faire passer le temps :  150… 9, 10, 11,12,13… enfin un petit tour à droite sur 2 bouées et c’est le retour. Ca commence à être un peu long, les bras se font un peu sentir mais je tiens le rythme. Le fond remonte tout à coup à 100m de la plage puis l’eau redevient noire quelques instants avant le délivrement final. Je stoppe le chrono sur la plage : 1H12’00. Correct au regard de la prépa. Jeff doit être devant et Joel derrière.

T1 :
Les bénévoles me jettent par terre et m’arrachent la combi séance tenante, puis c’est parti pour une lonnggguuueeeee transition qui me donne l’occasion de me réchauffer un peu. Le public est vraiment nombreux. Récupération du sac, je prends mon temps sous la tente cette fois. Choix de mon fidèle short de sotto recousu après la gamelle de Vendôme et d’un maillot vélo. Le casque a été acheté au supermarché du coin (blanc et rose 1er prix laissé sur place aux amis), le vélo est un Giant Definitive taille 61 réglé en mode sauvage à ma taille hier (tige de selle coudées, prolongateurs rapprochés, cintre aéro baissé), mais tout va bien car les manivelles sont en 175 et j’ai des cosmics ! Les chaussures sont interdites d’être laissées sur le vélo dans le parc donc je claudique à petite vitesse. Bonne nouvelle le dossard n’est pas obligatoire à vélo ça fera 1watt de gagné en aéro !

VELO :
Le temps est beau et pas de vent, je mets le mode « Triple ECO » en route, fréquence de pédalage basse, interdiction de forcer, max de temps sur l’aéro, on change les braquets dès que ça grimpe et récupération dans les descentes. Le parcours est un peu en montagnes russes sur les 10 premiers, puis hyper roulant sur l’autoroute jusqu’au 63ème km hormis une longue cote puis on reprend les 10 premiers avant de faire un aller retour de 8kms très casse patte à l’aller avec des coups de cul successifs plutôt pentus et un retour forcément rapide.
Tout va bien, je m’alimente un peu plus durant 1H30, puis prend un rythme de croisière. Je dois composer avec les ravitos où il n’y a pas de barres mais des bananes, petits gels et petit gateau. La boisson est du gatorade ou eau ce qui permet de boire assez peu concentré et ajuster avec le reste. L’écart est stable avec Jeff (6’) du 30ème au 150ème et on prend du champ sur Joel. On s’encourage à chaque croisement et c’est trop bon d’être là ensemble ! Les familles hurlent à notre passage avec les enfants qui nous ont fait des dessins d’encouragement. Fin du premier tour en 2H54 chrono surprenant avec une allure très régulière.
La chaleur est présente, le vent monte au début du second tour et je prends un coup de moins bien peu après le 100ème. Je me donne 10kms pour me détendre. Je relâche les watts, modifie l’alimentation, prends 2kms pour complètement me détendre sur le vélo en faisant des assouplissements. Je reprends l’allure sans problème ensuite. Nickel. Chose bizarre on a tout le temps le vent de face sur l’autoroute alors que c’est un aller/retour… Au 150ème je me sens bien, l’écart avec Jeff est toujours de 6’. Passage devant la famille avant la dernière partie difficile et je suis toujours largement sous les 6H. Arrivée après 5H51 de vélo, frais, surpris de ce chrono établi sur un parcours il est vrai globalement roulant.
A noter une excellente initiative sur la partie vélo : des arbitres en vélo de CLM qui viennent attraper les drafteurs discrètement en revenant de l’arrière (bon, il faut avoir les cuissots !!!). Très efficace et des pénalty box bien remplies ! Du coup j’ai vu relativement peu de drafting.

T2 :
J’ai repris un peu de temps à Jeff lors de la dernière portion et je le cherche sous la tente, je finis par m’asseoir et le vois à l’entrée de la tente. On se fait de grands signes, je passe rapidement un haut court pour faire ressortir mes bourrelets et on sort ensemble du parc.

CAP :
Je pars sur l’allure visée soit environ 6’30 au km, en petites foulées régulières et en essayant de ne pas taper pour économiser mes muscles peu préparés à ce type d’effort. Jeff prend très rapidement le large à bonne allure. C’est à présent que la course commence même si je suis « facile » et prend le temps de profiter de l’énorme ambiance de tous les bénévoles et supporters sur bord de la route. Il fait chaud mais les ravitaillements quasi tous les miles sont impeccables et garnis en bonus de glace.
Les kms défilent, pause pipi express dans une des très nombreuses toilettes chimiques au bord de la route et 32’ au premier 5kms. On quitte la partie en ville pour emprunter une ex voie ferrée transformée en chemin ombragé en léger faux plat descendant. Second 5k en 32’27. Tout va bien. Jeff m’a pris quasi 11’ sur le premier aller ! Il est parti comme une balle et a une belle foulée. Je poursuis mon chemin et croise mon cousin qui me semble pas mal et passe le 3ème 5k en 32’36 avec une seconde pause pipi incluse. Les muscles sont ok, les réserves énergétiques ok mais j’accuse une baisse de moral. Je prends un gel pour envoyer un signal positif au cerveau et le moral revient au 18ème. 4ème 5k bouclé en 33’20. Passage dans les derniers 500m du parcours qui sont blindés de monde, la famille est là proche de l’arrivée que nous prendrons dans un petit semi… Les cotes de cette partie font mal à la moyenne avec un nouveau coup de mou qui se fait marquant à partir du 23ème km. Je reprends un gel mais cela met du temps à revenir avec des un passage au 25ème sur une base de 34’27 au 5kms avec une nouvelle pause pipi… Je cogite un peu pour faire un bilan et trouver ce qui cloche. L’allure est raisonnable, les jambes vont bien, je ne me sens pas faible, juste le moral qui ne colle pas… je décide donc de passer en mode « coca-eau » pour stabiliser la glycémie avec un apport direct de sucre régulier comme les ravitos sont proches. Et ça marche, le mental revient et le chrono le montre : 33’22 entre le 25 et le 30ème km, puis 32’10 entre le 30ème et le 35ème. Je fais attention de ne pas surdoser et la gniak revient. Jeff n’est pas reprenable car il m’a mis une valise (26minutes au 31ème km qui se stabiliseront sur la fin). Je parcours les 5kms entre le 35 et le 40ème en 30’46, et j’accélère encore dans le final malgré les cotes, je sprinte dans les 300 derniers mètres, sans douleurs, tape dans les mains de la famille et vole vers la ligne d’arrivée pour un marathon en 4H33, ravi d’avoir réussi ce nouveau challenge en compagnie de personnes qui me sont chères !
Je fais un gros calin à Jeff qui a fini en 11H26 avec un bip-bip marathon en 4H07 ! Une grosse poutine plus tard en ravitaillement d’arrivée et on retrouve notre groupe de support.
Joel arrive en sub 13H comme une bombe et gagne le pari d’éviter le night finisher ! Une course réussie pour tout le monde.
Au final pour ma part je pense que je perds 8’ par heure par rapport à une prépa « costaud » et ceci dans les 3 sports, en retrouvant le plus mauvais partiel en cap comme d’habitude.
Temps natation : 1H12’19 (438ème sur 1900 environ)
T1 : 8’35
Temps vélo : 5H51’59 (448ème)
T2 : 3’54
Cap : 4h33’52 (660ème) avec un premier semi en 2h16’09 et un second en 2h17’43.
TOTAL : 11H50’39 et 500ème sur 1816.

Je pense que ma gestion de course a été le secret de la réussite, et l’expérience m’a été salutaire pour pouvoir réadapter la stratégie d’alimentation rapidement lors des 3 phases un peu délicates de la course (vélo au 100ème et les 2 baisses de moral à pied).
Je ferai une analyse de la préparation dans un autre post, mais j’ai là mon meilleur ratio entrainement / résultats / sensations.
Mes impressions :
-          Organisation de la course impeccable (hormis le solide un peu léger à vélo)
-          Ambiance géniale
-          Météo le jour de la course J
-          Parcours vélo taillé pour roouullleerrr (faux plats montant pour envoyer et descendant pour récupérer un poil) malgré les 2x8kms un peu hard.
-          Qu’est ce qu’elles courent vite les québecoises, quel que soit l’âge !